quelques mots sur la Rétrospective de Melvin edwards au palais de tokyo

Vue de l’exposition Melvin Edwards, 22.10.25-15.02.26 Crédit photo: Nicolas Fagot

Un cadre, une auréole qui semble ne pas bouge pas…De grosses chaînes, de larges pièces d’acier, de métal  soudées entre elles… La sculpturalité picturale de ces œuvres hors cadre et hors norme peut-elle être questionnée?

Vue de l’exposition Melvin Edwards, 22.10.25-15.02.26 Crédit photo: Nicolas Fagot

Déambuler dans l’exposition dédiée à l’artiste américain Melvin Edwards, c’est comme slalomer dans un paysage d’alliages de métaux aux allures d’oeuvres d’art. 

Cette rétrospective nous laisse à voir et découvrir des œuvres qui ont une résonance institutionnelle forte à la croisée des luttes, de l’histoire et de l’art contemporain.

On peut ressentir une symbiose cristallisée de pensées et de réflexion sur l’Atlantique Noir pour une histoire noire du monde.

https://palaisdetokyo.com/exposition/melvin-edwards/

J’ai découvert le travail de Melvin Edwards en 2013; c’est son histoire d’amour avec Jayne Cortez qui m’avait d’abord fascinée. Deux créatifs aux créativités hors paires qui s’alimentent et se nourrissent mutuellement. C’est inspirant la manière dont les poésies de Jayne Cortez inspiraient la pratique artistique de Melvin Edwards.

L’oeuvre de l’un est indissociable de l’autre selon moi, comme la vie qui fait face à une douce mort qui rôde; tout comme la musicalité qui affronte le bruit sourd du métal.

Une violence sourde qui s’anime au son du blues, du jazz et du spoken word.

Vue de l’exposition Melvin Edwards, 22.10.25-15.02.26 Crédit photo: Nicolas Fagot

Les vibrations syncopées prennent vie sous les mains habiles du forgeron artiste.

Et ses œuvres s’imposent dans une histoire de l’art parfois sourde aux cris des différentes luttes mondiales.

Outils contemporain d’asservissement, déjoués de leur fonction première et de leurs utilisations… Dans ce contexte artistique quel propos, quelle histoire, quelle message sont véhiculés ?

L’œuvre d’art de Melvin Edwards devient un instrument de souffrance lourde, aucune couleurs, elle nous renvoie aux travers de ce monde et de ses histoires de luttes.

Edwards parvient-il à « esthétiser » une lutte commune à travers l’art?

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